Un enfant de onze ans confond la réalité avec le monde virtuel et assassine huit personnes à Neuilly-sur-Seine
MARDI 30 OCTOBRE 2029
Faustin, onze ans, est désormais sage et calme. La police l’a déconnecté du programme “Kill her”, et c’est désormais en star de la chanson qu’il s’imagine en consommant des clips musicaux. Parfois, entre deux spasmes, il fredonne quelques passages de “Freedom”. “Il est inoffensif, désormais, le tout, ce sera de surveiller ses consommations de programmes”, glisse sa Maman, dépassée par le devenir meurtrier de son fils cadet, auteur quelques heures plus tôt d’un carnage dans les rues de Neuilly-sur-Seine : huit morts, dont trois policiers, deux femmes et une petite fille de cinq ans.
Elle le protège comme elle peut son garnement, qui sera interné dans les programmes virtuels jusqu’à sa majorité, pour chanter comme il le fait déjà en toute insouciance, mais aussi et surtout pour le soumettre à une thérapie cognitive en ligne.
Les enquêteurs auraient décelé dans l’Historique du jeune Faustin des fréquentations de sites douteuses, notamment des résurgences de hackers qui avaient appelé, au début des années 2020, à la “destruction totale de tous les êtres en mouvement.”
L’un des sites (Destructor) lui aurait permis d’obtenir des armes (une mitraillette notamment), dans un box de La Poste. “Il était totalement sous l’emprise d’un jeu de combat illégal dans les trois derniers mois, et a sombré dans l’horreur de Destructor il y a deux semaines. Sa consommation de programmes violents était disproportionnée.” a informé l’inspecteur Lavabur.

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